Les paradoxes de l’expatriation

Les paradoxes de l'expatriation

C’est un article très personnel que je m’apprête à poster aujourd’hui… Certaines fois les mots mettent plus de temps pour prendre forme et les émotions peuvent être incontrôlables.
Comme vous le savez si vous me suivez ici et sur mes différents réseaux sociaux, cette année j’ai choisis de m’expatrier en Espagne dans un but professionnel, mais dans une ville que je n’ai pas choisi personnellement car je suis venue ici via le programme d’Assistant de langue (je vous en parlais plus en détail d’ici quelques semaines dans un prochain article). Le fait est que j’ai décidé de partir seule « à l’aventure » loin de tout ce que je connaissais par coeur, et surtout loin de ce qui me lassait. J’avais besoin de renouveau, de découvrir de quoi j’étais capable, de vivre quelque chose d’unique qui me fasse prendre davantage confiance en moi surtout d’un point de vu pro, de rencontrer de nouvelles têtes…

L’expatriation c’est génial ! Enfin tout le monde pense que c’est génial. Et c’est vrai que c’est une chance, il faut tenter de le voir ainsi surtout quand on sait que ceci est temporaire. Habiter dans une nouvelle ville, avec un climat plutôt clément (oust la grisaille dijonnaise) dans un pays de fête qu’est l’Espagne youyou churros con chocolate, tapas, playa y fiesta, découvrir une autre culture, des habitudes culinaires… C’est très riche, surtout en émotions.
Mais voilà comme tout expatrié vivant loin des siens, le coup de blues ne peut pas nous échapper certaines fois !

Globe / Expatriation

Avant de déménager en Espagne, je m’y étais seulement rendue plusieurs fois pour quelques jours en vacances, à Barcelone notamment. Alors bien sur Barcelone ne représente pas la vie espagnole car elle est bien trop touristique et je ne m’étais donc pas trop renseigné sur ses particularités… Puisque je ne les avais pas ressentis lors de mes anciens passages ici. Mais aujourd’hui, j’habite dans une petite ville de 50.000 habitants donc forcement le vrai rythme espagnol s’applique… Et je n’arrive pas à m’y habituer ! Pourtant cela fait 2 mois que je suis ici… Ce rythme au quotidien ne me correspond pas.

C’est aussi la première fois que je quitte le foyer familial pour une aussi longue période. Et à vrai dire je ne pensais pas que cela allait autant me toucher.
Les première semaines, tout est beau, tout est à découvrir, en général on ne touche pas terre et on s’émerveille de tout. Viens après la période de manque… En général 1 mois après… Le dimanche, particulièrement. On ressasse pleins de choses et malgré les bons moments ici comme les bières à 1 euros, le soleil espagnol et bien il m’est arrivé de penser quelques fois : Mais punaise qu’est-ce-que je fou ici ? Un brin nostalgique des moments passés en famille, des restos en amoureux, des virées shopping entre copines… Ca s’appelle le mal du pays, non ?

A cela vient s’ajouter la frustration dû à la barrière de la langue… Bien que j’ai énormément progressé et que je parle l’espagnol presque couramment, parler ma langue et avoir une discussion « profonde » avec quelqu’un, pouvoir exprimer mes émotions en français me manque… « Que guay » ou bien « Estupendo ! » « Estoy un poco triste, pero no pasa nada » ne suffisent certaines fois pas pour mettre des mots sur ce que l’on pense vraiment, à l’intérieur.

Vivre dans un autre pays que le sien est totalement différent de voyager quelque part. Ici je ne suis pas en voyage, je suis installée dans un appartement pour y vivre, pour travailler, aller faire mes courses, cuisiner chaque soir, faire le ménage etc. Evidement je suis ici pour voyager sur mon temps libre, et mon but premier est de découvrir le maximum de choses ici mais c’est encore différent…
Vivre à l’étranger c’est s’accommoder à une nouvelle vie qui va durer pendant un petit bout de temps, comme si c’était temporaire mais sur une période de plusieurs mois, et non pas de plusieurs jours comme des vacances.

Globe / Expatriation

Ce que j’écris ici est totalement subjectif et je l’écris dans le but de partager sur la toile ce qui m’a traversé l’esprit, ce que j’ai pu penser durant certains moments de doutes… Mais je l’écris surtout pour déculpabiliser et me dire qu’il n’y a rien de mal à ressentir tout cela, car après tout personne ne peut savoir comment réagir dans ce genre de situation tant qu’il ne l’a pas « vécu ».

J’espère que la lecture de ce roman déstructuré n’aura pas été pénible puisque j’écris cet article petit à petit depuis plusieurs semaines

 

Merci de m’avoir lu

N’hésitez pas à partager en commentaires votre expérience, vos conseils ou votre ressentie face à mes mots.

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